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Jean LIOT                                                           Abondant, le 14 mai 2008

LR.AR

 

 

Ministère de la Justice

Madame Rachida DATI

13, Place Vendôme

75001 PARIS

 

 

Madame le Garde des Sceaux,

 

Vous vous êtes exprimée sur la demande, à la Justice, de Mme Chantal Sébire. Elle souhaitait pouvoir bénéficier d'une euthanasie, médicalement assistée, en présence de ses proches. Cela lui a été refusé car la loi ne l'a pas prévu. Mme Sébire est passée outre en mettant fin à ses jours. Le Procureur de la République de Dijon a ouvert une enquête pour déterminer les conditions dans lesquelles Mme Sébire a pu se procurer le barbiturique qui le lui a permis. Le Procureur de la République fait son travail. Il a aussi la possibilité de classer sans suite –ce qu'il sait faire lorsque cela lui est demandé par sa hiérarchie- et de respecter la famille qui souhaite certainement la discrétion pour retrouver son anonymat.

 

Si la France était un pays propre et n'avait rien à se reprocher ; plus précisément, si le gouvernement de la France ne disposait pas d'une police politique chargée d'éliminer physiquement les opposants qui la dérangent, elle pourrait faire la leçon à tous les citoyens et rechercher la responsabilité de ceux qui participent à des actes d'euthanasie. Mais ce n'est pas le cas, ce qui ne l'empêche pas, d'ailleurs, de donner des leçons au monde entier.

 

Le 13 mars 2008, je vous ai écouté, avec attention, lorsque vous avez rappelé que le rôle du corps médical n'est pas de donner la mort, mais, bien au contraire, de conserver la vie.  Plus précisément vous avez dit :

 

"La médecine n'est pas là pour administrer des substances létales"

 

Vous avez parlé un peu vite, Madame le Garde des Sceaux. Je ne sais s'il s'agissait, pour vous, de colporter la bonne parole gouvernementale qui masque une conduite inavouable ou si vous défendiez vos propres convictions, tout en sachant qu'elles étaient utopiques. Je ne vous ferai aucun reproche personnel ; je me contenterai de vous dénoncer des pratiques politiques françaises afin que vous ne puissiez dire un jour "Je ne savais pas". Je vais tenter, sans méchanceté, car vous n'êtes pas responsable des pratiques ancestrales de l'Etat, de "vous mettre au pied du mur" pour dénoncer l'hypocrisie que l'on retrouve dans la classe politique, les institutions, et chez ceux qui nous gouvernent. En intervenant comme vous l'avez fait, vous participez à l'anesthésie de la population ; sans barbituriques, certes.

 

En affirmant que "La médecine n'est pas là pour administrer des substances létales", vous désinformez les français ; vous perpétuez, dans leur esprit, l'idée que la France est le pays des Droits de l'Homme, alors que la criminalité de l'Etat y est parfaitement organisée. Votre collègue, Mme Rama Yade, doit être interpellée quant à sa croisade pour les Droits de l'Homme au cours de ses déplacements internationaux. Est-elle naïve au point de ne pas connaître cette criminalité ou simplement chargée de faire accroire au monde entier que notre pays est celui des Droits de l'Homme. Sait-elle que, pour pérenniser le mode de gouvernance actuel avec élimination physique de ceux qui déplaisent, la France est le pays du crime politique organisé. Je vous remercie de bien vouloir l'inciter à la modération.

 

Mon expérience me permet, éventuellement, de vous conseiller. Vous êtes Garde des Sceaux ; je suis spécialisé dans la corruption et la criminalité institutionnelles depuis vingt-cinq ans. Je suis un autodidacte, avec une formation sur le terrain uniquement. Autant dire que je puis vous être de bon conseil ; que vous ayez reçu mission de protéger la criminalité étatique –les exemples ne manquent pas ; ou celle d'y mettre un terme. Mon numéro de téléphone est le 02………….

 

Si vous protégez la criminalité, je vous expliquerai les défauts du système d'assassinats ciblés de l'Etat, prétendument discret, organisé par les Renseignements Généraux. Vous pourrez leur préciser les aménagements indispensables qui leur permettront, même avec des moutons noirs comme moi, d'échapper à toute mauvaise publicité. Je vous expliquerai les erreurs des Renseignements Généraux qui font qu'ils ne réussissent pas toujours du premier coup, leurs assassinats. Même s'ils ne disent rien parce qu'ils ont peur, les français savent. Stefan MARKOVIC, Robert BOULIN, Sylvain LOEWINSKI ; trois assassinats perpétrés par les Renseignements Généraux. Ils savent que ce sont des assassinats politiques mais tous ne se doutent pas que c'est le travail des RG. Les deux premiers ont été médiatisés ; c'est du mauvais travail. Le dernier a été étouffé par la Justice ; c'est du bon travail ; il reste quatre mois pour ouvrir une instruction et "découvrir" que ce sont les Renseignements Généraux qui ont assassiné Sylvain LOEWINSKI en septembre 1998. Vous pouvez intervenir.

 

Si vous décidez de lutter contre la criminalité de l'Etat, je vous en dirai les failles qui m'ont permis de leur résister et de porter plainte contre eux. Vous pourrez les confondre et les faire condamner devant nos tribunaux. Vous serez sévère, j'en suis sûr. Vous apparaîtrez comme celle qui a sauvé la France de sa descente aux enfers. Le mois de juin arrive ; profitez-en pour lancer un appel à tous les français et obtenir leur adhésion. Il faut résister disait Lucie Aubrac. Inutile d'aller à Londres ; lancez votre appel sur France-Inter.

 

La totalité des lignes qui suivent ne concernent pas votre ministère. Elles s'adressent aussi à d'autres responsables, politiques, institutionnels ou à votre gouvernement. Mais s'ils prennent la peine de les lire, ils trouveront des passages susceptibles de les inciter à s'interroger.

 

*  *  *

 

Pour vous démonter le processus criminel de l'Etat, je partirai d'une simple lettre envoyée à un ministre, lettre dans laquelle je lui évoquais la criminalité dont j'étais victime et quelques dérives institutionnelles. Elle lui a déplu et a tenté de me faire assassiner dans un faux accident de la route. Je suis allé dans un hôpital pour vérifier que je n'avais pas de lésions graves. Y ayant été correctement reçu, j'y suis retourné, espérant y faire rechercher les toxiques que l'on me fait absorber, quotidiennement, vraisemblablement avec des médicaments, ou par le dépôt, dans mon véhicule, de substances chimiques dégageant des vapeurs toxiques, car je suis incapable de sortir de cette spirale d'empoisonnements.

 

Le 18 novembre 2007, j'ai envoyé la lettre dont copie jointe à Mme Alliot-Marie ; j'espérais une réaction positive de sa part et la proposition d'un plan d'assainissement de son ministère sur quatre ans. Je me suis complètement trompé et la réaction n'a pas tardé. Moins d'un mois plus tard, le 13 décembre 2007, j'ai été victime d'une tentative d'assassinat, dans un accident de la route provoqué, au péage de l'autoroute A1 à Senlis.

 

Les faits sont résumés dans le document joint du 20 mars 2008. Les pièces à charge –photos- sont jointes. Elles sont aussi sur Internet. La contestation n'est donc pas tolérée et l'opposant est physiquement éliminé. Dans d'autres pays, j'aurais pris une balle dans la nuque sur une place publique. En France, nous savons être discrets. Cette affaire pourrait faire l'objet d'une plainte, pour tentative d'assassinat, auprès du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Senlis, sauf si les RG réussissent mon assassinat rapidement. Seuls, les Renseignements Généraux sont susceptibles de monter ce type d'assassinat car, non seulement il faut obtenir la participation des responsables sur le terrain, ici la société d'autoroutes, la Sanef, mais il faut aussi pouvoir assurer l'après accident, si la presse pose des questions. Il faut aussi être capable de manipuler Justice et magistrats pour étouffer l'assassinat s'il y a une plainte de la famille. Côté presse, c'est relativement facile. La presse est libre en France ; mais c'est parce qu'il est inutile de la museler ; elle s'autocensure. Ainsi, aucun journaliste n'a jamais demandé, au Garde des Sceaux, d'où en était l'information judiciaire ouverte après l'assassinat de Sylvain LOEWINSKI en septembre 1998. L'avantage, pour les journalistes, de savoir maîtriser leur plume, est qu'ils ne risquent pas de se faire assassiner. J'aimerais que M. Robert Ménard précise sa pensée sur les assassinats politiques des Renseignements Généraux et donc de l'Etat et leur non dénonciation par la presse. Il est plus facile de critiquer ceux qui sont à des milliers de kilomètres, que les Renseignements Généraux de la Préfecture de Police et les ministères criminels de l'Intérieur, de la Santé et de la Justice.

 

Deux personnes ont commandité cette tentative d'assassinat, Mme ALLIOT-MARIE et M. MASSONI –ancien directeur des RGPP-, à l'abri, au Sénat. Le Préfet de Police/Directeur des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police actuel, M. GAUDIN, était chargé de l'exécution. Il a échoué. Pour eux, c'est un crime de bureau.

 

Puis je suis allé à l'hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt. Je n'avais aucune lésion. Ayant appris qu'il y avait un médecin toxicologue, j'y suis retourné un mois et demi plus tard, le 31 janvier 2008, pour une recherche de toxiques dans le sang. Le personnel des Urgences a profité de ma demande de recherche de toxiques pour m'en injecter. Génial service d'Urgences. Je déposerai, si j'en ai le temps, une plainte, auprès du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Ce sera un coup d'épée dans l'eau, car ce Tribunal, que je connais, n'a pas l'habitude de poursuivre les médecins criminels. Quant à la Chambre de l'instruction, elle est versaillaise ; je la connais aussi.

 

Les faits sont décrits dans une lettre, du 26 février 2008, envoyée à Mme LOFFREDO, directrice de l'hôpital Ambroise Paré. Elle m'a répondu le 1er mars. J'ai envoyé, le même jour, une copie de ma lettre au Ministre de la Santé. Elle vient, ce 29 avril, de me faire répondre qu'elle a transmis ma lettre au directeur de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris afin qu'une enquête soit diligentée. Pendant les deux mois qui ont suivi l'injection de toxiques du 31 janvier 2008, je devais dormir dix à vingt minutes, parfois plus, toutes les trois à six heures, devant éventuellement m'arrêter sur une bande d'arrêt d'urgence, pour éliminer les toxiques à l'origine du sommeil, vraisemblablement des narcotiques. Je ne sais pas dire si l'injection a été effectuée par une infirmière des Urgences ou par une "infirmière" des Renseignements Généraux appelée par l'hôpital.

 

Cette injection de toxiques, aux Urgences de l'hôpital Ambroise Paré, concerne les Renseignements Généraux de la Préfecture de Police, Mme LOFFREDO, le personnel des Urgences qui a participé à cet acte criminel et le Directeur de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris. Mme BACHELOT est évidemment concernée car, le milieu médical étant fréquemment impliqué dans la criminalité de l'Etat, le Ministre de la Santé ne peut l'ignorer. Cette injection est l'exemple type de ce qui peut arriver, dans n'importe quelle structure médicale, à celui qui est en conflit avec l'Etat. Cette agression n'est pas la première (cf. www.etatpourri.com). Vous êtes contre la participation du corps médical à l'euthanasie ; mais êtes-vous contre sa participation à l'euthanasie criminelle de l'Etat ? Seriez-vous contre l'intervention du corps médical lorsqu'il s'agit de donner la mort à un malade qui la demande ; mais pour, lorsqu'il s'agit de donner la mort à un patient bien portant, lorsqu'elle est demandée par l'Etat.

 

Je n'ai pas la possibilité d'obtenir la moindre information médicale, les spécialistes en toxicologie de FERNAND WIDAL –il n'y en a pas ailleurs- refusant de répondre à ma demande. J'ai trouvé deux raisons ; ils ont été préparés par les Renseignements Généraux pour me refuser tout soin ; ou ils n'ont pas envie, s'ils m'acceptent comme patient, de subir des pressions de la part de ces derniers qui leur demanderont de me supprimer.

 Voilà deux affaires pour lesquelles vous pouvez intervenir auprès des parquets concernés pour leur demander qu'un juge d'instruction soit désigné afin qu'une information soit ouverte. La seconde affaire vous permettra de mettre en évidence votre détermination à protéger l'éthique du corps médical, lequel ne serait pas là –pardonnez-moi d'insister-, "…pour administrer des substances létales"

*  *  *

 Quant à notre Premier Ministre, il m'a bluffé. La composition de son gouvernement a attiré mon attention. Trente pour cent des ministres sont des femmes ; un net progrès. Mais personne n'a remarqué que les trois ministères –Intérieur, Santé, Justice- qui s'impliquent volontiers dans la criminalité de l'Etat étaient tenus par des femmes. M. FILLON serait un misogyne discret qui dissimule son travers en faisant croire qu'il fait le maximum pour respecter la parité. Sexiste jusqu'au bout des ongles notre Premier Ministre, et rusé, car il protège les hommes. Même "Les chiennes de garde" n'y ont rien vu ; aucune réaction. Quel génie notre Premier ministre. Il a raison de protéger les hommes. Nous dirons désormais d'un bon ministre, qu'il est "rapide et rusé comme la pensée de Fillon". Lors de l'injection de toxiques, ce 31 janvier, à l'hôpital Ambroise Paré, il n'y avait que des femmes. Mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle a été commanditée et organisée par le Premier Ministre. 

Le Ministère de l'Intérieur est celui du crime de bureau ; on y fait le tri entre les bons et les mauvais français ; il y a ceux, d'en haut, qui seront protégés par les Renseignements Généraux et qui bénéficieront d'éventuelles malversations financières dans lesquelles des avocats s'impliqueront, alors que des juges d'instruction et autre magistrat, à l'insu de leur plein gré, je l'espère, devront saborder leur instruction pour protéger les bénéficiaires de ces malversations (expérience personnelle) ; et ceux qui seront éliminés, les opposants au régime corrompu actuel, avec sa justice manipulée, organisée pour protéger et enrichir des escrocs ; une sorte de maffia où tout est payé par le contribuable. C'est ainsi que j'ai perdu plus de 500.000 € lors de la vente de ma maison à la barre du TGI de Versailles. 

Le Ministère de la Santé est brillamment tenu par Mme BACHELOT. C'est le principal collaborateur de Mme ALLIOT-MARIE. Mme BACHELOT, dans la tradition ancestrale de son ministère, lui prête son corps médical et ses établissements hospitaliers qui ouvrent grandes leurs portes aux tueurs en série (ceux-là sont autorisés) des Renseignements Généraux. La mort est donnée discrètement,  sans l'accord de la victime et les patients décèdent chez eux, en famille, entourés de leurs proches, quelques jours, quelques semaines, voire quelques mois plus tard. Personne ne se doute de quoi que ce soit ; "ni vu, ni connu, j't'embrouille". C'est de l'euthanasie assistée tous frais payés par la Sécurité Sociale. 

Votre Ministère est le troisième du trio infernal, Madame le Garde des Sceaux ; c'est celui qui protégera les intervenants, autorisés par Mme BACHELOT, à collaborer avec le Ministère de l'Intérieur pour éliminer les opposants. Vos juges d'instruction savent qu'aucune poursuite ne doit être lancée contre les membres du corps médical impliqués dans la criminalité de l'Etat. Quant aux fonctionnaires des Renseignements Généraux,  ils ne risquent rien puisque, après avoir commis leurs crimes, leurs collègues de la Préfecture de Police, sont chargés, sur commissions rogatoires de juges d'instruction, de ne pas les identifier comme étant les criminels ; un jeu d'enfant, comme je l'ai expliqué à Mme Alliot-Marie, en page deux de ma lettre du 18 novembre 2007.

 

Je vous invite à parler de tout cela entre femmes et d'en rire bien entendu ; j'imagine déjà le sourire complice de Mme Alliot-Marie. Lorsque cette affaire sera terminée, que votre Ministère, en donnant ordre aux parquets concernés de blanchir Mme ALLIOT-MARIE, Mme BACHELOT et quelques autres comme M. MASSONI, les directeur et employés de la Sanef impliqués, que vous aurez toutes eu des promotions, ou des récompenses, quel bilan ferez-vous, outre que vous aurez compris qu'il est difficile de ne pas se salir les mains en politique ? Je suis persuadé, qu'à l'avenir, vous serez plus réservée lorsque vous évoquerez la mission ou l'éthique du corps médical.

 Vous ne saviez donc pas que le milieu médical est celui où l'on assassine le plus car c'est le plus discret ; celui où l'on administre le plus de doses létales. J'ai une expérience personnelle pour tout ce que je viens de vous raconter. Je n'en suis pas à ma première injection de toxiques, ni à mon premier empoisonnement. Vous trouverez ci-joint copie de la plainte déposée le 8 mars 2004, contre quelques responsables des Renseignements Généraux, dont M. MASSONI. Je suis potentiellement assassiné ; mon espérance de vie est quasi nulle et ce, d'autant plus que je suis toujours empoisonné par des médicaments achetés chez des pharmaciens et que je risque une autre agression physique qui palliera le manque de réussite de celle du 13 décembre 2007. Ma première injection de toxiques identifiée, est du 11 mars 1994. Quant aux empoisonnements, ils sont bien antérieurs et ont commencé dans les années 60 mais je l'ai réalisé beaucoup plus tard. 

L'instruction de cette plainte du 8 mars 2004 a été émaillée de bavures -judiciaires évidemment-  et s'est terminée par le rejet de mon pourvoi, par la chambre criminelle –qui porte bien son nom- de la Cour de Cassation. Et pourtant, les pièces à charge –80 pages de documents médicaux- ne manquaient pas.

 Il faut réformer nos institutions. La première décision doit être de supprimer les Renseignements Généraux. Outre la criminalité de l'Etat qui disparaîtra, il s'ensuivra des économies dans toutes les institutions qu'ils pourrissent ; le Ministère de la Santé ne sera plus celui du crime et le gouvernement ne sera plus le mauvais exemple qu'il est aujourd'hui. 

*

 Quant à votre Ministère, Madame le Garde des Sceaux, si l'on veut une Justice équitable, il doit disparaître et être remplacé par une institution indépendante du monde politique, coiffée par un "Conseil" indépendant. Il faut supprimer le Garde des Sceaux ; il ne faut aucun lien entre le milieu politique et l'institution judiciaire. Il y a des hauts magistrats et des constitutionnalistes qui sauront le créer. La quasi totalité des magistrats attend cela pour pouvoir travailler proprement et ne plus être concernée par les dérives des ministères de l'Intérieur et de la Santé. Le Président de la République a souhaité ne plus être le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et a fait inscrire cette disposition dans la révision constitutionnelle ; peut-être pour s'éviter d'être tenu pour responsable des dysfonctionnements de l'Institution qu'il ne peut maîtriser parce qu'elle est sous la tutelle des RG depuis des décennies. Ce serait un progrès qui replacerait la Justice sous la responsabilité de magistrats. Mais ces derniers n'y seraient plus majoritaires et c'est la majorité politique qui nommerait six de ses 14 membres. Les désignations seraient plus politiques que par le passé, qui plus est, partisanes ; une régression.

 Vous devez profiter de la prochaine révision constitutionnelle pour vous opposer à cette réforme et proposer la mise en place d'une Justice indépendante avec suppression du Garde des Sceaux et exclusion de tous les politiques. Notre justice blanchit notre Etat corrompu, c'est à dire ce que l'on trouve dans des dictatures que nos ministres critiquent tous les jours pour leurs violations des Droits de l'Homme et leurs pratiques bananières.  

*  *  * 

Il sera difficile, dans le contexte actuel, pour la classe politique, de supprimer les Renseignements Généraux, une Stasi à la française. Ils savent, depuis longtemps, que des responsables politiques ont l'intention de les supprimer ; en 1995, c'était au programme d'un candidat à la présidentielle ; il se sont donc préparés à résister et pour eux c'était facile ; il leur suffisait de préparer des "dossiers" contre leurs adversaires ou de les "mouiller" dans des affaires troubles ; c'est d'ailleurs peut-être la raison pour laquelle ils n'ont pas disparu. Il suffit de pouvoir discréditer une personne pour discréditer tout un groupe.

 

En révélant qu'ils ne réussissent pas à dissimuler tous leurs assassinats, et discréditent ainsi l'Etat, vous pourriez faire apparaître les fonctionnaires des RG comme de mauvais professionnels ; leur ministre de tutelle pourrait alors les licencier et les renvoyer vers l'ANPE. Mais ils pourraient faire pression sur le gouvernement afin d'obtenir une bonne prime de licenciement ; ensuite, ils pourraient se faire payer par la presse en lui racontant ce qu'ils savent. Cette méthode est un pis aller.

 

La solution serait de les exterminer tous –quelques milliers- le même jour. C'est faisable. Le plus simple serait de les regrouper discrètement, par la ruse –il faudrait choisir un ministre astucieux pour réussir ce coup-, dans une salle de réception de la Préfecture de Police lors d'un gigantesque "pot d'adieux" exceptionnel, peu avant le transfert des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police dans les locaux de Levallois, avec la DST et la Direction Centrale des Renseignements Généraux. Tous les fonctionnaires des RGPP seraient invités, c'est à dire que leur présence serait obligatoire. La soirée serait préparée par l'adjonction, au champagne, de narcotiques à action rapide, qui abaisseraient le degré de vigilance des invités.

 

Une fois tout ce beau monde regroupé, conditionné, il suffirait de fermer solidement les portes de la salle de réception et de le gazer avec de l'ypérite, de l'oxyde de carbone, ou du Zyklon B. Ce dernier toxique serait un clin d'œil de l'Histoire en souvenir de ceux qu'ils ont envoyés en respirer. Un nettoyage discret, le lendemain, et personne ne parlerait plus des RG.

 

L'élimination quasi totale des fonctionnaires des Renseignements Généraux est ma seule chance de survivre car, s'ils ne disparaissent qu'administrativement et que les tueurs ne sont pas dénoncés et emprisonnés, il y en aura qui se feront un plaisir de m'assassiner. Si cette élimination groupée n'est pas retenue, il sera difficile de les éliminer.

 

*  *  *

 

Les méthodes de contestation non violentes sont les seules praticables pour ne pas être contré par l'Etat. La moindre dérive ou manifestation publique contre ce dernier lui permet d'intervenir et de neutraliser l'individu récalcitrant. Le problème, pour les non violents et non répréhensibles, est qu'ils se heurtent à un Etat violent, voire hyper violent puisque, lorsqu'ils n'arrivent pas à le neutraliser, les Renseignements Généraux le suppriment. J'en sais quelque chose, les tentatives d'assassinats ayant été nombreuses. J'ai aussi été victime de nombreuses complicités médicales dont l'objectif était de me faire hospitaliser pour des pathologies fictives qui auraient permis de m'en "injecter" une qui ne l'aurait pas été.

 

Pour autant que je sache, ni la Police, ni la Gendarmerie n'ont participé à la criminalité dont j'ai été victime ; mais il a pu arriver que, ponctuellement, les RG fassent appel à eux, sur le terrain, car ils pouvaient se permettre de me surveiller, en terrain découvert, sans attirer l'attention –tout au moins le croyaient-ils. Les seuls que je critique sont les ministères de la Justice, de l'Intérieur et de la Santé, ce dernier acceptant que de faux médecins ou de fausses infirmières interviennent dans les structures médicales, au cours d'hospitalisations de patients, pour leur injecter des substances toxiques qui provoqueront leur mort quelques semaines ou mois plus tard, avec une apparence de mort naturelle.

 

*  *  *

 

Les Renseignements Généraux devraient contrôler les émissions quasi subversives de France-Inter, comme Rendez-vous avec X de Patrick Pesnot ou Le zapping d'Inter de Mathias Deguelle.

 

Ainsi, dans Le zapping d'Inter du 19 avril, M. Roger Pol Droit, lors de l'évocation de l'assassinat d'Anna Politkovskaia puis d'Alexandre Litvinenko, a cité Socrate. Approximativement, il a dit :

 

"Il y a toujours des gens seuls qui jouent les grains de sable dans les machines à broyer les libertés. Et c'est ça qui est intéressant dans le cas de Politkovskaia et d'autres. Vous avez ces grosses machines de contrôle, de surveillance du pouvoir qui sont un héritage dans lequel le capitalisme a aussi sa place. Cet ordre policier de contrôle de l'information, de l'économie et des individus se heurte toujours à ce que j'appelle des grains de sable, c'est à dire des gens seuls qui n'ont aucun pouvoir mais qui continuent à parler, au risque de.... Ces grains de sable sont des formes de résistance à l'uniformité de l'oppression. Et là je repense à Socrate qui invente cette idée que le bourreau finit par perdre. Bien évidemment il gagne sur le terrain. Il va finir par écraser celui qui tente de lui résister. Il y a un plan de réalité où effectivement le bourreau gagne. Et il y a un plan, c'est celui de l'éthique, de la morale, de la résistance parce qu'il est dans la domination et l'asservissement. En fait le bourreau perd."

 

Je suis persuadé que tous, vous perdrez. Ce n'est pas parce que votre "dictature" feutrée, corrompue et criminelle, est bien habillée qu'elle ne finira pas par être rejetée massivement. 

 

*

 

Toutes aussi intéressantes furent les émissions "Rendez-vous avec X" de Patrick Pesnot des 5 et 12 avril 2008 consacrées au règne de la Stasi. Cette double émission m'a rappelé que les polices politiques ont toutes les mêmes méthodes. Lorsque, il y a quelques décennies, c'est à dire avant la chute du mur de Berlin, en France, on critiquait les méthodes de l'Allemagne de l'est, aucun parallèle n'était fait avec nos Renseignements Généraux. Et pourtant, les pratiques étaient les mêmes. Il y a cependant une différence; la Stasi a disparu, parce que les allemands ont les mains propres, alors que les Renseignements Généraux sont toujours là.

 

Patrick Pesnot et X ont évoqué l'histoire de Ulrich Mühe, acteur de cinéma, qui, dans le film "La vie des autres" –une fiction-, sorti en 2006, tient le rôle d'un homme qui est espionné par sa propre épouse pour le compte de la Stasi. Les deux émissions, des 5 et 12 avril, peuvent être réécoutées sur le site de France-Inter (radiofrance.fr) jusqu'au 5 juin. Les premières minutes de l'émission peuvent être aussi lues sur le site. Pour bien vous situer l'affaire, je reproduis ces premières minutes :

 

"Le règne de la STASI (1)

Ce n’était plus du cinéma, mais un cauchemar… Ulrich Mühe avait l’impression que le film continuait ! Mais dans sa propre vie…

Peut-être avez-vous vu le formidable film de Florian Henckel, "La vie des autres" ? L’histoire d’un officier de la Stasi, la police politique est-allemande, qui, pour mieux espionner un metteur en scène de théâtre soupçonné de déviationnisme, obtient de son épouse, une actrice, qu’elle participe à la surveillance de son mari et devienne ainsi une auxiliaire de cette même police…

Une fiction, oui. Mais nourrie par des exemples bien réels, puisés dans l’histoire de la Stasi. Servi par un solide scénario, une distribution impeccable et une excellente mise en scène, le film a remporté un succès mérité qui lui a aussi valu de triompher à Hollywood en remportant un oscar. Ulrich Mühe lui-même a reçu également cette prestigieuse récompense. Le couronnement d’une vie d’artiste. Et il est vrai qu’on n’oubliera pas de si tôt les yeux bleus et le visage immobile de l’acteur, casque d’écoute sur les oreilles qui essaie de percer les secrets du couple qu’il espionne…

Mühe, vous le savez sans doute, est mort soudainement l’an passé. Mais avant de disparaître, il a eu la funeste curiosité de prendre connaissance de son propre dossier conservé dans les archives de la Stasi… Et le ciel lui est tombé sur la tête car il a découvert que selon toute vraisemblance l’actrice talentueuse avec laquelle il a vécu de longues années était une informatrice de la police. Certes, il savait que, comme d’autres personnalités connues, il avait fait l’objet d’enquêtes et d’une surveillance assidue… Mais chez lui, dans son propre foyer, au sein de ce qu’il possédait de plus intime… La femme qui dormait près de lui le trahissait… Le diable était entré chez lui… La vie des autres n’était plus seulement celle de ces millions d’existences que la Stasi scrutait jour après jour… C’était aussi la sienne, violée par des officiers de la Stasi qui devaient ressembler au personnage qu’il venait d’interpréter à l’écran. La fiction se perpétrait dans la réalité.

C’est l’occasion pour Monsieur X de jeter un coup de projecteur sur le système de surveillance de la population le plus considérable jamais mis en place par une police et qui, des années après la chute du mur de Berlin, continue à provoquer drames et déchirements chez les citoyens de l’ex-Allemagne de l’Est…"

 

D'autres exemples sont évoqués dans les deux émissions, tel celui des époux "Valenberg" ou l'épouse à été espionnée, par son propre mari, pour le compte de la Stasi. Un autre cas est évoqué ; celui de Robert "Atman" qui a été victime d'une tentative d'assassinat par le biais d'un accident de la route.

 

J'ai eu la "chance" de connaître ces méthodes utilisées par les Renseignements Généraux. Je ne voudrais pas disparaître avant d'avoir attiré l'attention de mes concitoyens sur leurs pratiques, en matière d'espionnage et de faux accidents de la route, qui sont exactement copiées sur celles de la Stasi. Par contre, je ne sais pas si la Stasi faisait appel au corps médical pour "injecter" des maladies mortelles ou, plus modestement, neutraliser des individus avec des injections de narcotiques. Mon objectif est qu'ils en tirent des conclusions sur l'image qu'ils doivent conserver de la France des Droits de l'Homme.

 

Pour ce qui est des accidents de la route, le dernier en date est celui commandité par Mme ALLIOT-MARIE, le 13 décembre 2008. Il y a eu d'autres tentatives qui ont échoué. Par exemple, j'ai eu droit, en 1992, sur une R5, à une rotule de direction dévissée qui ne tenait plus que par un ou deux filets. Le premier accident de la route est de juillet 1960 ; je me suis réveillé après trois jours de coma. Ce ne fut pas un accident mais une tentative d'assassinat car, très rapidement, j'ai été victime d'incidents dont j'ai réalisé, de nombreuses années plus tard, qu'ils en étaient la suite. C'est donc une pratique courante des Renseignements Généraux pour éliminer ceux qui les dérangent ou qui dérangent leurs amis.

 

J'ai aussi goûté à l'espionnage familial, pour le compte des Renseignements Généraux, par ma propre épouse. Je n'en ai pris conscience qu'à partir de la fin des années 80. Selon toute vraisemblance, les RG ont approché mon couple en passant par ma belle-famille, avant 1970. Comme je n'entretenais pas d'excellentes relations avec ma belle-mère, elle a été réceptive. Ce n'est pas de détruire le couple de sa fille qui allait l'arrêter.

 

En 1984, mon épouse, psychiatre, s'est liée d'amitié avec une cliente qui n'a pas tardé à s'imposer chez nous, tous les dimanches avec mari et enfants (deux). Rapidement, elle m'a fait comprendre que son intention était d'avoir une liaison avec moi ; je l'ai laissée me confirmer ses intentions pendant plusieurs mois jusqu'au jour où elle a compris qu'ils ne devaient plus revenir. Je comprendrai quelques années plus tard ; mon épouse, bien conseillée, préparait son divorce.

 

Sur mon lieu de travail j'ai aussi fait l'objet de ce type de pratiques. Mon employeur –Le Matériel Téléphonique/Alcatel- n'a pas hésité à embaucher une secrétaire intérimaire pour un contrat de trois mois avec promesse d'embauche définitive si elle réussissait à sortir, et plus, avec moi. Comme elle a échoué, deux mois plus tard, la direction lui a dit que son contrat prenait fin au terme des trois mois. C'est alors qu'elle m'a raconté cette aventure. La direction a craint le scandale, l'a embauchée définitivement et elle est partie dans un établissement du groupe, en province. Il y a eu d'autres incidents du même type. Toutes ces affaires étaient pilotées par les Renseignements Généraux. Elles ont été trop nombreuses et ne pouvaient avoir qu'un commanditaire unique.

 

En mars 1987, le chef du service de psychiatrie de l'hôpital de Versailles, qui était aussi le patron de thèse de mon épouse, a tenté, de connivence avec elle, de m'interner dans son service ; en vain. Toujours l'appel à la psychiatrie ; les mêmes méthodes qu'en Allemagne de l'Est et au-delà. Puis il a tenté de me faire placer sous tutelle ; en vain. Ces deux tentatives de privation de liberté et les tentatives d'assassinat, depuis vingt-cinq ans, pour lesquelles la Justice est intervenue pour me débouter et protéger mes assassins, est bien la preuve, pour moi, que votre Institution est dans un état critique du fait de sa sujétion aux Renseignements Généraux. Les pratiques dont j'ai été victime étaient bien rodées.

 

Cet expert-psychiatre a écrit que j'étais paranoïaque. L'étais-je vraiment ? Au premier degré, oui et heureusement ; car si je ne l'avais pas été, j'aurais fini mes jours à l'asile. Mais peut-on dire d'un individu qu'il est paranoïaque lorsqu'il dénonce les agressions, bien réelles dont il est victime.

 

Depuis cette tentative d'internement, j'ai la certitude que mon épouse a bien été circonvenue par les RG pour m'espionner. Cette découverte m'a permis de comprendre les années précédentes. Si le couple n'a pas été cassé plus rapidement, c'est parce qu'il y a eu neuf enfants et que mon ex-épouse aurait eu quelques difficultés à les élever seule.

 

De savoir que la France possède une police équivalente à la Stasi et que les assassinats par accident de la route y sont une pratique courante, alors qu'elle a disparu en Allemagne avec la disparition de l'Allemagne de l'Est, aurait dû inciter la classe politique, mais aussi la presse, à dénoncer la situation.

 

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Il a été dit sur France-Inter, le 23 avril, que les RG espionnent les audiences des juridictions administratives ; avec de bonnes raisons, certes. Institutions sous surveillance. Dans quelques semaines, les magistrats administratifs recevront de nouvelles directives de leur hiérarchie, qui leur permettront de mieux remplir leur mission…

 

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Vous réussirez à me faire taire, mais à quel prix. Quand je décèderai, mes amis sauront que l'Etat à la gouvernance duquel vous participez, aura été mon meurtrier. Vous êtes tous aussi barbares que ceux que vous dénoncez à la tête de dictatures. Vous n'avez aucun respect pour la vie d'autrui, la liberté et les valeurs que vous prétendez, implicitement, posséder et défendre. Vous vous montrez indignes de vos fonctions et de la confiance des citoyens. Pour faire obstacle à toute recherche sur les crimes et les malversations organisées par l'Etat, la Justice a été transformée en simple outil de gestion de la  corruption étatique.

 

Cette lettre vous est adressée parce que vous êtes un témoin essentiel de la dégradation de la Justice. Mais elle concerne aussi de nombreux autres responsables politiques et hauts fonctionnaires, car le problème de la Justice doit être replacé dans son contexte institutionnel dégradé. Je vous fais toute confiance pour attirer leur attention sur les dérives qui les concernent.

 

Je vous prie d'agréer, Madame le Garde des Sceaux, l'expression de mes sentiments distingués.

 

 

 

 

PJ. Lettre du 18 novembre 2007 à Mme ALLIOT-MARIE

Plainte du 8 mars 2004 contre les Renseignements Généraux

Lettre du 26 février 2008 à l'hôpital Ambroise Paré

Lettre du 26 février 2008 au Ministère de la Santé

Réponse du 1er mars 2008 de Mme LOFFREDO

Réponse du 29 avril 2008 du Ministère de la Santé

Accident du 13 décembre 2007. Péage autoroute A1 à Senlis.

Photos de cet accident.