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Jean LIOT                                                           Abondant, le 6 janvier 2008

34, rue de Dreux

28410 ABONDANT

 

LRAR

  

Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75008  PARIS

 

Monsieur le Président de la République,

 

Je vais mourir. Je ne serai pas assassiné par un occupant ou une milice, mais par la France éternelle ; et vous n'y pouvez rien. Pas plus que Mme ALLIOT-MARIE ; pas plus qu'un quelconque autre ministre de l'Intérieur n'y pourrait quoi que ce soit. Dans ma lettre du 18 novembre 2007, je lui ai évoqué quelques crimes des Renseignements Généraux, depuis 1945, pour lui rappeler que la criminalité de l'Etat, une de leurs prérogatives, passe, depuis toujours, quel que soit le gouvernement en place.

 

Ce qui est plus surprenant, c'est que tout le monde accepte, en silence : les politiques, de droite comme de gauche et d'extrême gauche, la presse, la Justice, les magistrats, les syndicats de magistrats. La France n'est pas propre ; quant à sa Justice, elle fait la morale à tout le monde et sanctionne les voleurs d'autoradios ; mais pas les escrocs, ni les criminels des Renseignements Généraux. Je vais mourir et j'espère avoir le temps, avant cela, de dénoncer cette criminalité, espérant ainsi ne pas avoir totalement perdu mon temps. Mais si ceux qui protègent les Renseignements Généraux viennent me questionner, je ne leur répondrai pas. On ne répond pas à ses tortionnaires, quel que soit le niveau des agressions. Pierre Brossolette et Jean Moulin ont montré l'exemple à suivre à tous les français.

 

Vous décidez de la politique de la France, certes, mais vous devez vous accommoder de l'activité des Renseignements Généraux. Ne pouvant rien contre eux, la classe politique au pouvoir fonctionne avec eux.

 

Je vous ai entendu dire à deux reprises que vous alliez faire de la France une démocratie exemplaire. C'était peu après votre élection ; vous n'en parlez plus car vous savez, maintenant que c'est impossible. Vous n'en avez pas les moyens car vous ne pouvez satisfaire au préalable : supprimer les Renseignements Généraux. La DST et la Direction Centrale des Renseignements Généraux fusionnent ; mais les Renseignements Généraux de la Préfecture de Police conservent leur indépendance ; ils veulent continuer leurs assassinats sans être dérangés.

 

Votre prédécesseur a inscrit l'abolition de la peine de mort dans la Constitution ; mais il n'y a pas inclus la suppression de la peine de mort, appliquée par les Renseignements Généraux, car c'est la suppression de ces derniers qu'il fallait y inscrire.

 

Si vous commémorez Guy Mocquet et si vous prévoyez une journée nationale de la Résistance, je vous demande, au préalable, de supprimer les Renseignements Généraux. Il faut réformer la France, certes ; mais la principale économie viendra d'un assainissement des institutions ; d'une moralisation de ces dernières, donc de la suppression des Renseignements Généraux.

Je fais de la procédure judiciaire et administrative depuis 1982, pour défendre mes intérêts, certes, mais aussi pour étudier la corruption, les dérives institutionnelles, et évaluer le gaspillage qui en résulte. C'est une horreur. Si je n'avais défendu que mes intérêts, il y a des procédures que je n'aurais pas lancées car je connaissais le résultat dès le départ. Je savais qu'il y aurait dérapage,  ce qui m'intéressait. Non, Monsieur le Président de la République, il ne faut pas glorifier la résistance, si vous n'assainissez pas la France au préalable.

 Dans ma lettre du 18 novembre 2007, à Mme ALLIOT-MARIE, je lui ai reproché les dérives de son Ministère depuis toujours, bien qu'elle n'en fut pas responsable. La réponse des Renseignements Généraux n'a pas tardé ; ils ont tenté, le 13 décembre 2007, de m'assassiner au péage de l'autoroute A1 à Senlis. Croyez moi, Monsieur le Président de la République, heurter une sableuse de 28 tonnes à 50 km/h, qui roule perpendiculairement à vous et "s'arrêter" en quelques dixièmes de seconde, le temps de s'écraser sur sa roue arrière droite, c'est rude à encaisser. On se demande, lorsque l'on sort, pourquoi on vit encore. Dans le quart d'heure qui a suivi, j'ai fréquemment porté la main à ma bouche car je m'attendais à y trouver du sang, persuadé d'avoir éclaté un organe vital. Ce n'est pas facile à vivre.

Je ne critique pas Mme ALLIOT-MARIE pour la tentative d'assassinat du péage de Senlis, ni les autres ministres en place au moment des empoisonnements dont j'ai été victime depuis plusieurs décennies. Ce n'est pas Mme ALLIOT-MARIE qui a décidé quoi que ce soit ; les Renseignements Généraux décident seuls de leur criminalité ; et ils ne rendent de comptes à personne. Si j'avais été tué, pour elle, comme pour beaucoup d'autres, c'était plus simple : plus d'ennuis avec un justiciable à problèmes. Pour les Renseignements Généraux ce n'est que partie remise. Je dois décéder ; ils jouent leur survie. Il me paraît difficile qu'ils me remontent, rapidement, un assassinat par accident de la route ; je l'ai raconté à mes anciens voisins par écrit et je l'ai mis sur Internet, ce qui accroît l'urgence de mon assassinat. Je crois avoir trouvé la méthode qu'ils utiliseront.

 

J'habite à Abondant, une commune rurale dans un endroit très calme, un appartement en location et en rez-de-chaussée, qui provient de la division en sept appartements, d'une maison du 19ème siècle. Le propriétaire a décidé de les vendre au fur et à mesure de leur libération par les locataires. Il n'y en a plus que deux en location, dont le mien ; l'autre locataire n'est pratiquement jamais là. Il sera facile, dans ce contexte discret, pour les Renseignements Généraux, de surgir du fond du parking au moment où je rentrerai et d'entrer chez moi, en force. Il leur suffira alors de me faire une piqûre du toxique approprié, pour m'assassiner immédiatement. Ils m'allongeront sur mon lit et on me découvrira décédé, quelques jours plus tard. L'autopsie conclura à un infarctus ou à un accident vasculaire cérébral ; ce sera vrai ou faux ; personne ne pourra vérifier ; pour mon entourage, ce sera un assassinat, mais personne ne dira rien, craignant les représailles ; pour les autres, tout paraîtra naturel. Aucune information judiciaire ne sera ouverte ; la meilleure façon de ne pas déranger mes assassins. Si une information judiciaire est ouverte, ce sera pour conclure à une mort naturelle et elle sera terminée par un non-lieu.

 

Toutes les trois à six heures, selon mon activité, je dois dormir, anesthésié ; je récupère en une demi-heure à une heure. Il est fréquent, en fin de journée, que je ne marche que difficilement tellement je souffre des jambes ; là encore, je dois m'allonger pour récupérer. J'ai des maux de tête et des vertiges ; et une fréquence cardiaque qui est tombée de 72 à 60 pulsations par minute ; mais je vis encore.

 

Je crois que cet état dégradé est entretenu par les médicaments ; est-il acceptable que les pharmaciens délivrent des médicaments infestés par des toxiques ? Les Renseignements Généraux m'ont, avec la collaboration étroite du corps médical, progressivement détruit la santé. Mais ce sont les deux dernières injections de toxiques qui m'ont achevé. Celle du Laboratoire d'analyses médicales LCL, de la rue Boulard, le 18 août 2006. Le cardiologue rencontré trois jours plus tard, m'a appris que j'avais fait un mini-infarctus. Il voulait m'hospitaliser ; j'ai refusé car je n'en serais pas sorti vivant. Celle du radiologue, le 5 juin 2007. Je suis désormais astreint à un traitement à vie. Ce traitement sera évoqué pour dire que mon décès est la conséquence de mes problèmes cardiovasculaires. La dégradation de ma santé, par mes tortionnaires, leur permettra de justifier mon décès.

 

Mon ex-épouse pourra récupérer ma part de liquidation divorce et une pension de réversion de 8.000 FF mensuels pour compléter une retraite de médecin, laquelle n'est jamais très élevée, ce qui lui compensera la ruine de la famille par les Renseignements Généraux. Nos charges de famille –neuf enfants- ne lui ont pas permis de se constituer une retraite correcte comme le font la plupart des médecins. Quant à l'acquéreur de notre maison conjugale, acquise grâce à une escroquerie minimum de 525.000 €, protégée depuis par la Justice versaillaise, il échappera à une condamnation pénale.

 

Je vous demande, Monsieur le Président de la République, si, contrairement à vos prédécesseurs, vous vous imposez aux Renseignements Généraux, de leur donner l'ordre d'abandonner mon assassinat. Je vous en remercie.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mes sentiments respectueux.

 

  

PJ. Lettre du 18 novembre 2007 à Mme ALLIOT-MARIE